Sommeil et accident

Fatigue et accidentsAujourd’hui, les populations sont de plus en plus victimes de somnolences excessives du fait de la privation de sommeil, de troubles du sommeil ou encore à cause d’un dérèglement du rythme circadien (travail de nuit par exemple).

Au total, près de 5% de la population serait victime de somnolences diurnes. Outre le caractère particulièrement désagréable de se sentir fatigué, patraque ou encore anxieux, ces somnolences peuvent avoir des conséquences beaucoup plus dangereuses.

Les risques de la somnolence

Des études de santé publique ont démontré que la somnolence et les phénomènes qui en découlent (trouble de l’attention, énervement…), seraient responsables d’une grande partie des accidents de la route. Selon un rapport du Bureau de Prévention des Accidents, la fatigue serait en cause dans 10 à 20% des accidents de la route en Suisse en 2011 .
Quand on sait qu’en 2011, 18’990 accidents de la route ont causé des dommages corporels, la fatigue pourrait être en cause dans près de 4’000 d’entre eux.

On peut facilement imaginer ce chiffre à la hausse, puisque le nombre de personne souffrant de problèmes de sommeil augmente chaque année.

Un autre phénomène est encore plus inquiétant. En effet, il a été démontré que 17 à 19h d’éveil total suffisait à produire des effets comparables à une concentration sanguine d’alcool de 0,05%. La personne privée de sommeil devient donc aussi dangereuse au volant qu’une personne alcoolisée. (1)

De plus, la fatigue ne provoque pas que des accidents de la circulation. En effet, une commission de scientifiques américains a démontré que les problèmes de sommeil étaient à l’origine de plusieurs catastrophes industrielles :

  • Naufrage du pétrolier Exxon Valdez
  • Explosion de la navette Columbia
  • Catastrophe nucléaire de Three Miles Island

Dernière mise à jour : 13-11-14

(1) Moderate sleep deprivation produces impairments in cognitive and motor performance equivalent to legally prescribed levels of alcohol intoxication, Williamson A.M. & Feyer A-M., Occup. Environ. Med., 2000, 57: 649-655