Les apnées du sommeil en 4 questions

syndrome d’apnée du sommeil

Selon une étude récente menée à Lausanne, on estime que la moitié des hommes et un quart des femmes de 40 à 85 ans souffrent d’apnées du sommeil. Tour d’horizon du phénomène en quatre questions. Tour d’horizon du phénomène en quatre questions.

1. Qu’est-ce que les apnées du sommeil ?

Le syndrome d’apnées du sommeil se caractérise par des arrêts respiratoires qui interviennent pendant le sommeil et durent au moins 10 secondes. Chez la plupart des sujets concernés, les apnées durent 15 à 20 secondes, mais elles peuvent parfois atteindre deux minutes et se répéter jusqu’à 60 fois par heure.
Ce trouble nuit gravement au repos. En effet, le stade du sommeil profond qui est le plus réparateur et doit permettre au cerveau de se reposer, n’est jamais atteint. Au réveil, le patient se trouve souvent très fatigué, faible, avec l’impression d’avoir dormi peu de temps.

2. Les apnées du sommeil sont-elles fréquentes ?

Le syndrome d’apnées du sommeil est un trouble du sommeil fréquent dans la population actuelle. Auparavant, les études indiquaient que seulement 2 à 4% de la population souffrait de ce trouble du sommeil mais selon les données épidémiologiques les plus récentes ce serait bien plus : 49% des hommes et 23% des femmes de plus de 40 ans présenteraient un risque de souffrir d’apnées du sommeil. Malheureusement, beaucoup de ces patients ne sont ni diagnostiqués ni traités.

3. Quelles sont les signes évocateurs ?

L’entourage joue généralement un rôle important dans la détection des apnées du sommeil. Bien souvent le/la conjoint(e) ou les proches sont les premiers témoins d’une gêne pendant le sommeil. Les apnées du sommeil sont reconnaissables par le fait qu’elles s’accompagnent la plupart du temps d’un ou plusieurs des signes suivants :

  • Ronflements bruyants
  • Pauses respiratoires pendant le sommeil
  • Réveils nocturnes avec une sensation d’étouffement
  • Changements répétés de position dans le lit

La majeure partie des personnes souffrant d’apnées du sommeil n’ont pas le souvenir de subir une gêne pendant leur sommeil. En revanche, si l’entourage ne détecte pas ces premiers signes, certains symptômes (diurnes ou nocturnes) peuvent alerter les patients comme des maux de tête au réveil, une somnolence ou une irritabilité excessive.

4. Quels sont les risques ?

Les arrêts respiratoires qui sont à l’origine des micro-réveils engendrent une baisse du taux d’oxygène dans le sang et représentent un stress majeur pour le cœur et le cerveau. C’est pour cette raison que les personnes souffrant d’apnées du sommeil présentent un risque plus important de maladies cardio-vasculaires (accident vasculaire-cérébral ou infarctus).
Plus le diagnostic est tardif, plus le patient risque également de souffrir d’autres pathologies comme le diabète ou les troubles de la fonction sexuelle.