Excès de sommeil : êtes-vous hypersomniaque ?

Sleep hygiene

Si tout le monde connaît le manque de sommeil ou l’insomnie, il est beaucoup plus rare d’entendre parler de son parfait opposé : l’hypersomnie. Ce besoin de sommeil excessif de sommeil est une maladie du sommeil peu connue et rare qui apparait souvent avant 30 ans.

L’hypersomnie : une pathologie rare et méconnue

La fréquence de la maladie, bien que difficile à estimer du fait de sa rareté, toucherait 1 personne sur 10’000 à 50’000 habitants. La pathologie apparaît aussi bien chez les femmes que chez les hommes et se déclare souvent avant trente ans. Les personnes qui souffrent d’hypersomnie ont un besoin excessif de sommeil, avec des phases de somnolence pendant la journée. En dépit d’un sommeil nocturne de bonne qualité, l’hypersomnie provoque des difficultés à se réveiller le matin, que l’on appelle « ivresse du sommeil » car la personne se réveille confuse et désorientée.
L’hypersomnie est reconnue comme une maladie du trouble du sommeil et se décline en deux types :

  • Hypersomnie idiopathique avec allongement du temps de sommeil (plus de 10 h/jour).
  • Hypersomnie idiopathique sans allongement du temps de sommeil (moins de 10 h/jour).

Comment connaitre la présence d’une hypersomnie ?

Déterminer un trouble d’hypersomnie est possible uniquement grâce à un diagnostic d’exclusion (exclusion de tout autre type de maladie du sommeil). Une fois le diagnostic envisagé, un enregistrement du sommeil doit être pratiqué dans un centre du sommeil maîtrisant bien cette pathologie. Il est indispensable pour effectuer un diagnostic précis et éliminer les autres causes de somnolence. Deux examens sont effectués : l’examen polysomnographique (ajouter lien), qui permet l’enregistrement du sommeil nocturne et diurne, et le test itératif de latence d’endormissement (analyse de l’activité du cerveau).
L’examen polysomnographique du sommeil enregistre de manière continue durant le sommeil, les ondes cérébrales ainsi que l’activité des yeux et des muscles. Dans le cas d’une hypersomnie, la polysomnographie révèle généralement un endormissement rapide à très rapide et une production excessive de sommeil. De nombreux hypersomniaques, peuvent ainsi dormir entre 11 et 17 heures sur une période de 24 heures.

Comment accompagner la maladie ?

Aujourd’hui, il existe très peu de recherches pour comprendre et aider les patients hypersomniaques. Dans le cas de somnolence excessive, la seule thérapie possible est un accompagnement pharmacologique. Elle ne permet pas de soigner la maladie mais de réduire l’hypersomnie et les accès de narcolepsie afin de mener une existence sociale convenable.
Un suivi psychologique est fortement conseillé pour ceux qui souffrent de cette maladie. En effet, elle peut avoir des conséquences nuisibles sur la vie sociale et professionnelle du patient. Cela peut parfois se révéler dangereux, car certains patients s’endorment par exemple au volant. D’où l’intérêt de consulter un médecin rapidement si un doute existe. Enfin, n’hésitez pas à en parler autour de vous et à prévenir votre entourage.