À quoi servent les rêves ? Focus sur 4 théories

À quoi servent les rêves  ? Focus sur 4 théories

Récurrents, agréables ou parfois terrifiants, les rêves font partie intégrante de notre nuit bien que nous n’en gardions la plupart du temps aucun souvenir ! Saviez-vous qu’ils interviennent uniquement pendant certaines phases du sommeil ? Et sur le plan scientifique, à quoi nous servent-ils ? Découvrez 4 grandes théories qui s’opposent au sujet de nos songes …

1. Le rêve : une reprogrammation neurologique selon Michel Jouvet

Pour Michel Jouvet, l’inventeur du concept du sommeil paradoxal, le rêve n’est autre qu’un troisième état du cerveau, après celui du réveil et du sommeil. Ce scientifique est en contradiction totale avec les autres théories qui prêtent aux rêves l’objectif d’accomplir nos désirs inconscients.
Selon lui, les rêves sont le résultat d’une reprogrammation neurologique. Celle-ci aurait pour but de préserver la personnalité des individus.

2. La théorie du rêve et de l’équilibre émotionnel de Rosalind D. Cartwright

Toutes les études de Rosalind D. Cartwright ont abouti sur la conclusion suivante : le rêve joue un rôle indéniable dans l’équilibre émotionnel de l’être humain.
D’après la scientifique, une personne atteinte d’insomnies est une personne qui va souffrir d’un mal-être se manifestant entre autres par des émotions instables. En ce sens, après plusieurs tests, Rosalind D. Cartwright constate que le rêve a bien une fonction spécifique : il régule l’humeur et la santé physique et il est essentiel pour maintenir la stabilité de notre équilibre émotionnel.

3. Le rêve et la mémoire selon Stephen Laberge

La thèse de Stephen Laberge fait état de « rêve lucide ». Il s’agit d’un état pendant lequel la personne a conscience qu’elle est train de rêver. Laberge a prouvé qu’il était possible de communiquer par le biais d’un code morse pendant qu’un individu est en train de rêver. Ainsi, le sujet peut prendre le contrôle de son rêve et interagir avec son déroulement, rendant la frontière entre le rêve et la réalité extrêmement mince.
Stephen Laberge explique alors que rêver permet de surmonter ses cauchemars, résoudre des problèmes ou entrer dans un mécanisme de guérison, et ce, de façon volontaire.

4. Le modèle d’activation-système selon Allan Hobson

Ce neuropsychiatre affirme que rêver est le résultat de l’activation aléatoire des neurones dans le cerveau au niveau du cortex cérébral. Celui-ci tente alors de faire de son mieux pour donner un sens à ces activations, tout en faisant face aux conditions difficiles du sommeil paradoxal (respiration et rythme cardiaque irréguliers, température corporelle dégradée, mouvements rapides des yeux…).
Autrement dit, pour Allan Hobson, les rêves seraient seulement le fruit d’un traitement automatique des stimuli et n’auraient aucune utilité.

 

Aujourd’hui, même s’il existe de nombreuses théories sur l’utilité des rêves, ces derniers demeurent un mystère. Les plus grands scientifiques se penchent régulièrement sur le sujet mais ne parviennent pas encore à expliquer pourquoi nous nous sommes mis à rêver il y a près de 2 millions d’années…