Troubles du sommeil : l’insomnie

Troubles du sommeil : l’insomnie

A première vue, tout va bien : 77% des Genevois se déclarent en bonne ou en très bonne santé. L’information ressort d’une enquête sur la santé des Suisses publiée par l’Office fédéral de la statistique. Dans le détail pourtant, on s’aperçoit que 36% des personnes interrogées dans le canton se plaignent d’insomnies. Découvrez dans cet article le premier sujet de notre dossier sur les troubles du sommeil.

L’insomnie : qu’est-ce que c’est ?

L’insomnie désigne un rapport problématique au sommeil : difficultés à s’endormir, quantité de sommeil insuffisante, mauvaise qualité du sommeil (non récupérateur) ou encore appréhension grandissante à l’approche de l’heure du coucher. Ce trouble du sommeil peut être transitoire ou chronique et entraîne des répercussions sur l’état physique durant la journée.
Les causes des insomnies peuvent être multiples. Dans le cas d’une insomnie transitoire les motifs sont souvent liés à l’anxiété, au stress ou à une mauvaise hygiène de sommeil (horaires de coucher irréguliers, omniprésence des écrans).
Les insomnies chroniques quant à elles ont racines plus profondes : trouble psychologique, trouble du sommeil persistant (apnées du sommeil, syndrome des jambes sans repos), pathologie chronique douloureuse ou inflammatoire…

Trouble du sommeil : population à risque et conséquences

Si l’ensemble de la population peut souffrir d’insomnie, les femmes ont deux fois plus de risques que les hommes d’être concernées – la faute à une horloge biologique décalée, les femmes se couchant et se levant généralement plus tôt. Le risque augmente également avec l’âge.
À court terme, l’insomnie impacte la qualité de vie du patient : somnolence diurne, fatigue continue, troubles de l’attention et du jugement, pertes de mémoire, etc. À long terme, ce trouble du sommeil peut avoir des conséquences importantes : difficultés scolaires ou professionnelles, risques accrus d’accidents de la route, développement de pathologies comme le diabète, l’obésité, voire même certains cancers…

Traitement de l’insomnie : faut-il opter pour les médicaments ?

Avant de se lancer dans un traitement médicamenteux de l’insomnie, il est recommandé d’opter pour des techniques naturelles. Une simple modification de l’hygiène de sommeil peut suffire : se coucher à des horaires réguliers, respecter les signes corporels d’endormissement, ne pas manger trop lourd au dîner, dormir dans un lit adapté, bannir les écrans de la chambre à coucher, etc.

Une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) peut également aider à vaincre ce trouble du sommeil s’il est persistant. Cette thérapie va aider le patient à agir sur ses mauvais comportements afin de retrouver une meilleure qualité de sommeil.
Enfin, si la prescription d’un traitement médicamenteux s’avère malgré tout indispensable, celui-ci doit rester de courte durée et s’accompagner, le cas échéant, d’une psychothérapie.

L’insomnie, trouble du sommeil fréquent, peut avoir des conséquences sérieuses sur la santé, c’est pourquoi la prise en charge doit intervenir au plus tôt. Pour en repérer les premiers signes un test d’évaluation de la qualité du sommeil peut vous aider.