Organisation du sommeil (les phases)

Durée du sommeilLe sommeil occupe près d’un tiers de notre vie. Comprendre comment il se décompose permet de mieux prendre conscience de nos besoins et surtout de l’importance de chaque phase pour des épisodes de sommeil vraiment réparateurs.

Tout d’abord, il faut savoir, que, contrairement à ce que l’on a longtemps pensé, le sommeil est un phénomène actif. Et, il a été mis en évidence, seulement au début du vingtième siècle que le sommeil se divise lui-même en 2 états de vigilance. Ainsi, il n’y a plus seulement éveil et sommeil mais bien éveil, sommeil lent et sommeil paradoxal.

Hiérarchisons tout cela :

  • L’éveil
  • Le sommeil lent lui-même divisé en 3 phases : l’endormissement, le sommeil lent léger, le sommeil lent profond
  • Le sommeil paradoxal ou sommeil REM du nom des mouvements oculaires rapides qui se manifestent pendant cette phase

Au cours de la période de sommeil, de 3 à 5 cycles d’environ 90 minutes vont se succéder. Mais cela est une moyenne chez l’adulte et cela diffère selon l’âge mais aussi selon chaque individu. Et au sein d’un cycle, la durée de chaque stade varie en fonction du moment du sommeil. Les premiers cycles contiennent plus de temps de sommeil lent profond et les derniers plus de temps de sommeil paradoxal.

Notez que nous ne parlons volontairement pas de nuit mais de période de sommeil. En effet, même en dehors de tout synchroniseur externe, nous allons de toute façon dormir.

Le sommeil lent

 

L’endormissement, stade 1

La respiration devient plus lente, les muscles se relâchent, la conscience diminue. Durant ce stade de demi-sommeil, les muscles peuvent montrer de petites contractions, souvent avec l’impression de tomber dans le vide.

Le sommeil lent léger, stade 2

Le sommeil lent léger, comme son nom l’indique, n’est pas très profond et il représente en principe 50% du temps de sommeil total. Il est encore facile de vous réveiller à ce moment, un bruit ou une lumière suffisent, mais vous vous souviendrez avoir dormi. Durant cette phase, les activités oculaires et musculaires se réduisent.

Le sommeil lent profond, stade 3

Le dormeur est isolé du monde extérieur par le sommeil, son activité cérébrale se réduit au minimum. Il est difficile de le réveiller durant cette phase. C’est le moment du cycle où l’on récupère le plus de la fatigue physique accumulée. Tout l’organisme est au repos et récupère. Le cerveau émet des ondes lentes et amples. Il représente environ 20-25% du temps de sommeil total et intervient avec le plus d’amplitude horaire en début de période de sommeil.

Le sommeil paradoxal (REM)

Cette phase est appelée « paradoxal » car l’individu présente simultanément des signes de sommeil très profond et des signes d’éveil. L’activité cérébrale est très intense et nos yeux présentent des mouvements rapides incessants alors que nous sommes comme paralysés avec des muscles complétement atones. C’est la phase durant laquelle nous faisons les plus longs et les plus élaborés des rêves.
Cette phase représente de 20 à 25% du temps de sommeil total avec une plus grande amplitude horaire en fin de nuit. C’est sans doute d’ailleurs pour cela que parfois on se réveille en disant « Ah j’étais en train de rêver « .

Notons aussi qu’on pense souvent que c’est pendant cette phase uniquement qu’ont lieu les parasomnies mais c’est faux puisque chacune des phases peut apporter son lot de parasomnies nous mettant parfois dans des situations loufoques mais qui pour certaines ne sont vraiment pas à prendre à la légère.

La régulation du sommeil

En simplifiant au maximum, notons qu’il existe 2 types de régulation :

  • la régulation homéostatique (équilibre interne) : la propension à s’endormir augmente en fonction des privations de sommeil et diminue lors de la survenue d’un épisode de sommeil.
  • la régulation circadienne sous le contrôle de notre horloge centrale : la pression de sommeil est maximale entre 1h et 5h du matin et est aussi assez intense entre 14h et 16h.
    Rappelons que la lumière est le principal synchroniseur de notre horloge interne car c’est son absence qui déclenche la sécrétion de mélatonine, l’hormone de notre endormissement.

Mise en ligne : 08-07-14

Mises à jour : 13-11-14 / 12-06-18