Examens complémentaires

Les examens complémentaires sont pour certains pratiqués conjointement à la polysomnographie au centre. Certains tests peuvent cependant être pratiqués à domicile. Vous installez vous-même l’appareil selon les recommandations du médecin.

Les tests au centre

examens complémentaires
Outre la polysomnographie nocturne la plus fréquemment prescrite, le centre peut réaliser des tests en journée :

  • La capnométrie

Ce test mesure le taux de CO2 contenu dans vos gaz respiratoires. Il est utilisé en complément pendant une polysomnographie.

  • Le test itératif de latence d’endormissement

Grâce à des critères d’électro encéphalographie, on mesure dans des conditions standardisées (pas de bruit, pas de lumière, à température confortable et allongé dans un lit), le temps (la latence) d’endormissement du sujet et le stade dans lequel il s’est endormi.

Quelques informations sur le test itératif de latence d’endormissement :

  • Le test est répété cinq fois dans la journée à 2h d’intervalle. Le patient a pour consigne de chercher à s’endormir.
  • Si la latence moyenne des 5 tests est supérieure à 10 minutes, le niveau de somnolence est normal.
  • Si elle est inférieure à 8 minutes, le sujet rempli les critères d’une hypersomnie centrale.
  • En dessous de 5 minutes de latence, la somnolence est très sévère.
  • Le nombre d’endormissement directement en phase de sommeil paradoxal permet de différencier la narcolepsie d’une hypersomnie idiopathique.

  • Le test de Maintien de l’Eveil

Ce test s’effectue dans les mêmes conditions que le TILE mais le patient est assis et doit dans ce cas résister au sommeil.
Ce test est utilisée d’un point de vue médico-légal pour estimer les capacités d’un personne à assumer un poste ou à la conduite.

Les tests en ambulatoire

Certains tests sont réalisés en ambulatoire, sur une période plus prolongée pouvant aller de quelques jours à quelques semaines.

  • L’actimétrie

Ce test consiste en une mesure et un enregistrement des mouvements. Avec un accéléromètre disposé au poignet, il permet déterminer le rythme activité/repos du patient sur plusieurs semaines. On pourra ainsi évaluer ses décalages de phase, ou encore d’évaluer la quantité et surtout la qualité de son sommeil.
Il se pratique sur un minimum de 2 semaines en portant l’appareil 24h sur 24.

  • L’oxymétrie

L’oxymétrie mesure le taux d’oxygène dans le sang. Cette analyse permet de déceler un manque d’oxygène dans le sang, symptomatique des apnées du sommeil.

  • La polygraphie ventilatoire

La polygraphie est une version allégée de la polysomnographie qui recherche uniquement les marqueurs respiratoires. Elle suffit au diagnostic dans les cas graves de syndrôme d’apnée du sommeil.

  • L’agenda du sommeil

Cet outil d’autoévaluation permet de noter les heures de sommeil ou d’éveil. Ainsi on peut mettre en évidence l’architecture du sommeil du sujet. Il permet très souvent aux patients de prendre conscience de leur propre rythme. Il peut également être intéressant de le corréler à d’autres examens objectifs afin d’évaluer la perception du patient sur son sommeil.

  • Les questionnaires validés scientifiquement

Des tests plus simples comme les questionnaires du sommeil et de la vigilance sont effectués dans tous les cas et permettent d’établir des corrélations avec les résultats d’analyse.