Les rêves

Le sommeil au quotidienNous rêvons tous et tous les jours.

Durant notre sommeil, le cerveau nous livre ce phénomène psychique que nous sommes nombreux à vouloir comprendre tant il nous est présent. Bien sûr de nombreuses croyances se sont développées autour du phénomène onirique (de oneiro, « rêve » en grec ancien) et les interprétations ésotériques sont fréquentes.

La psychologie s’est depuis longtemps intéressée aux rêves et y voit le plus souvent une manifestation de l’inconscient. Une discipline scientifique s’est même développée : l’onirologie, l’étude des rêves.

Regardons le rêve d’un peu plus près…

 

Physiologie du rêve

A l’instar du sommeil lui-même, les scientifiques n’ont pas encore pu définir les fonctions objectives du rêve. Le rêve est un état conscient auto-stimulé que nous vivons en dehors de toute connexion avec le monde extérieur durant nos phases de sommeils profonds et paradoxaux.

  • Lors des phases profondes, le rêve s’assimile plus à une simple pensée qui nous traverse l’esprit.

  • Lors du sommeil paradoxal dont les signes cliniques sont proches de l’état d’éveil, le rêve devient plus élaboré avec présence de sensations, de perceptions, d’un fil conducteur, d’une narration, d’émotions…

Certains pensent que le rêve n’est qu’une manifestation purement organique du sommeil et d’autres suggèrent qu’il contribue à l’élaboration de notre pensée abstraite ou nous aide à maintenir notre équilibre émotionnel.

 

Un peu d’histoire

C’est Alfred Maury, professeur au collège de France, qui, le premier, au milieu du 19ème siècle, émet l’hypothèse que le rêve a une temporalité pendant le cycle. Mais c’est à partir des années 50 que la science s’est véritablement intéressée au rêve.

En 1953, deux étudiants en neurophysiologie, Eugen Aserinsky et William C.Dement découvrent que les rêves interviennent pendant les phases de mouvements oculaires rapides et que 80% des personnes réveillées à ce moment-là se souviennent de leur rêve. Ils déterminent aussi la période des rêves : des périodes oniriques d’une vingtaine de minutes espacées d’environ 90 minutes.
David Foulkes, psychologue cognitiviste, démontre, au début des années 90, que la mémorisation est plus importante quand on est réveillé au moment du rêve et confirme qu’elle est encore plus importante quand il s’agit d’un rêve du sommeil paradoxal.

 

Les types de rêves

On parle fréquemment des jolis rêves et des cauchemars mais tout cela à une véritable base théorique.
Dans tous les cas, les rêves peuvent être liés à l’actualité (réelle ou mentale du sujet), coïncider avec des évènements environnants (odeurs, bruits…) ou encore être récurrents.

  • Le cauchemar est un type de rêve, anxieux, qui intervient pendant le sommeil paradoxal.
  • Le rêve créatif, c’est un peu la « muse ». La personne trouve une idée ou une réponse.
  • Le rêve lucide est un rêve pendant lequel le sujet est conscient qu’il rêve.
  • Le rêve prémonitoire, pour ceux qui y croient, est une sorte de « prédiction ».
  • Les rêves sexuels représenteraient 8 % des rêves. Ces rêves peuvent être explicites ou symboliques.

 

A lire à propos des rêves

  • Le Sommeil et le rêve, Michel Jouvet, Odile Jacob, 1992
  • Le monde du sommeil, Peretz Lavie, Odile Jacob, 1998
  • Sleep and wakefulness as alternating phases in the cycle of existence, Nathaniel Kleitman, University of Chicago Press, 1939
  • Du Rêve à l’éveil, bases physiologiques du sommeil, Pierre Etévenon, Albin Michel, 1987
  • Découvrez notre base d’ouvrages sur le sommeil dans notre rubrique Documentation.

Dernière mise à jour : 13-11-14