Comment se remettre du passage à l’heure d’hiver ?

Close-up of snow and frost covered birch tree branches. Selective focus and shallow depth of field.

Le changement d’heure a été instauré en Suisse en 1981, suite au choc pétrolier de 1973, afin de limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel pendant les heures d’ensoleillement. Chaque année, cette règle implique de reculer montres et horloges d’une heure le dernier week-end d’octobre et de les avancer d’une heure au printemps. Ce passage à l’heure d’hiver peut avoir un impact sur le rythme biologique ainsi que sur le sommeil mais la bonne nouvelle est que l’organisme s’y adaptera beaucoup plus facilement que lors du passage à l’heure d’été. Mais savez-vous pourquoi ?

Les effets du décalage horaire

Tout notre organisme est régulé par une horloge interne qui permet de gérer l’alternance veille/sommeil. Elle se synchronise avec la lumière naturelle et adopte un rythme régulier basé sur un cycle qui dure légèrement plus de 24 heures : le rythme circadien.

Lorsque nous changeons d’heure, ou que nous voyageons à travers des fuseaux horaires différents, nous désynchronisons notre horloge biologique par rapport à l’horaire conventionnel. Cette modification du rythme peut alors avoir de nombreux effets sur le corps : irritabilité, troubles du sommeil ou de l’appétit…

Que se passe-t-il lors du passage à l’heure d’hiver ?

Si les impacts sont moins importants pour l’organisme, c’est tout simplement parce que le passage à l’heure d’hiver va dans le sens de notre horloge biologique. En effet, après le changement, l’horloge biologique va continuer à avancer avec son rythme habituel même si son horaire sera en avance d’une heure par rapport à la nouvelle heure (qui elle aura été reculée).

Dans les faits, il sera 20h pour l’horloge biologique quand il sera 19h à votre montre, c’est pourquoi il est fréquent les premiers jours de ressentir la faim ou l’envie de dormir plus tôt dans la journée car l’horloge interne va continuer à transmettre les signaux de la faim ou du sommeil à ses horaires habituels.

Ce fonctionnement est moins fatiguant puisque dans les jours qui vont suivre le passage à l’heure d’hiver, au moment d’aller dormir (si vous avez l’habitude de vous coucher à 23h, il sera Minuit pour votre horloge interne), l’organisme sera déjà prêt, l’endormissement et la récupération pendant la nuit seront ainsi d’autant plus importants. Ce changement créé donc des conditions « favorables » à l’endormissement.

Enfin, le passage à l’heure d’hiver a l’avantage de ne pas créer de dette de sommeil, il peut même vous permettre de gagner une heure de repos dans la nuit du changement d’heure. Il est ainsi beaucoup plus reposant pour l’organisme. De plus, comme notre cycle biologique se retarde légèrement chaque jour (le cycle circadien dure légèrement plus de 24h) nous avons une tendance plus naturelle à pouvoir aller dormir légèrement plus tard.

Dans quel cas faut-il s’adapter progressivement ?

Dans la plupart des cas, se préparer pour le passage à l’heure d’hiver n’est pas nécessaire. Pour un adulte, il suffit en moyenne de quelques jours pour se resynchroniser naturellement avec son horloge biologique. Toutefois, si vous souhaitez immédiatement recaler votre horloge biologique avec votre nouvelle heure à la montre, il faudra repousser le moment d’aller dormir d’une heure.

En revanche, pour les jeunes enfants, les personnes âgées ou les personnes souffrant de troubles du sommeil, qui sont plus sensibles aux changements de rythmes, nous vous conseillons de retarder tous les moments importants de la journée (lever, repas, siestes, coucher) de 30 minutes pendant les 2 jours (ou de 15 minutes pendant les 4 jours) qui précèdent le changement afin de le rendre plus progressif.