Quels sont les effets d’une grossesse sur le sommeil ?

pregnancy, rest, people and expectation concept - pregnant woman sleeping in bed at home

La grossesse est un moment particulier pour la future maman qui voit son corps se transformer et certains mécanismes habituels se dérégler. Il peut par exemple être difficile de conserver un sommeil paisible et devoir faire face à des insomnies régulières. Mieux en connaître les causes ainsi que les solutions possibles vous permettra alors d’éviter de détériorer la qualité de vos nuits.

L’apparition des troubles au 1er trimestre

Pendant les 9 mois de grossesse, le sommeil est modifié par différents facteurs. Au premier semestre, l’utérus qui appuie sur la vessie déclenche des envies d’uriner plus fréquentes qui peuvent réveiller la femme enceinte plusieurs fois pendant la nuit.

Les nausées vont aussi réveiller la femme enceinte tôt le matin, l’empêcher de s’endormir le soir et perturber le sommeil à ondes lentes (le plus profond et réparateur). Enfin, l’anxiété et la peur de l’inconnu, surtout dans le cas des premières grossesses, peuvent avoir un impact négatif sur la qualité du sommeil.

En ajoutant tous ces éveils réguliers, les nuits de la femme enceinte se retrouvent découpées et le sommeil n’est plus assez réparateur ce qui peut déclencher une possible fatigue pendant la journée.

Accalmie et fin de grossesse

Au deuxième trimestre, les troubles du sommeil sont moins présents, même si des ronflements peuvent apparaître autour du quatrième mois de gestation.

C’est à partir du troisième trimestre que le sommeil va se dégrader à nouveau, à cause notamment des mouvements du fœtus qui peuvent être douloureux. D’autres troubles, qui disparaîtront une fois l’accouchement passé, font également leur apparition : mal de dos, mal de jambes (souvent lié à un syndrome des jambes sans repos), crampes et douleurs articulaires ainsi que remontées acides et des problèmes de respiration qui sont entraînés par le poids de l’abdomen.

Bonnes habitudes et traitements disponibles

Si ces troubles du sommeil sont pour la plupart inévitables, il est tout de même possible d’adopter certaines habitudes afin de favoriser un sommeil réparateur :

  • Conserver son rythme de vie habituel (en étant un peu plus calme), l’inactivité favorisant l’insomnie. Par exemple, voir des amis ou travailler raisonnablement permet de s’occuper pendant la journée et permettra un endormissement plus rapide et un sommeil plus réparateur.
  • Le soir, pour favoriser la digestion et l’endormissement il faut privilégier les sucres lents et les légumes cuits tout en évitant l’eau gazeuse, les aliments acides ainsi que les aliments gras, plus difficiles à digérer.
  • Dormir légèrement surélevée et sur le côté gauche permet également de favoriser la digestion et de limiter les remontées acides (en respectant la forme anatomique de l’estomac) tout en évitant de comprimer la veine cave inférieure, à droite de l’utérus, pour la bonne oxygénation de la maman et du bébé pendant la nuit.
  • Pratiquer des activités qui facilitent l’endormissement comme des séances de relaxation ou de yoga prénatal.
  • En cas d’insomnies importantes, opter pour des solutions douces en phytothérapie et en homéopathie afin de conserver un sommeil régulier et réparateur.