« La nuit porte conseil », c’est prouvé.

Little girl sleeping on the books

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller en vous disant « Bon sang, mais c’est bien sûr » ? La solution à nos problèmes les plus cornéliens nous arrive souvent par surprise, au réveil, et c’est quand on n’y pense plus et qu’on est bien reposés que tout s’éclaire.

La nuit porte conseil

Aujourd’hui, l’adage a trouvé de solides fondations puisque des chercheurs allemands, dans une étude intitulée « Sleep inspires insight », l’ont prouvé en réalisant une petite expérience sur 66 participants. Les sujets devaient résoudre une tâche cognitive. Pour résoudre ce problème, trois règles pouvaient être utilisées. Deux de ces règles leur ont été fournies, l’autre, la plus simple, n’était pas dévoilée. Les participants âgés de 18 à 31 ans ont été répartis en 3 groupes. Ils ont dû réaliser un premier test (le matin ou en soirée selon le groupe) puis un autre 8 heures après avec pour objectif de trouver la règle secrète qui simplifie la résolution de l’exercice. Dans l’intervalle, 22 ont pu dormir, 22 sont restés éveillés de nuit et 22 sont restés éveillés de jour. Au final, 60% des « dormeurs » ont trouvé la solution contre 22% des « éveillés » (de jour comme de nuit).

La maturation des idées pendant le sommeil

Il semblerait donc que c’est bien le sommeil qui permet cet élan de génie cognitif puisque même ceux qui sont restés éveillés en journée ont eu des résultats moindres, alors qu’un éveil de 8h en journée est normal et totalement compatible avec nos rythmes circadiens. En effet, c’est bien la maturation de nos idées pendant le sommeil qui a été mise en évidence et non une éventuelle rythmicité de nos capacités. Maintenant, pour comprendre comment le sommeil nous permet cette créativité et comment le cerveau est capable d’une telle plasticité, il faudra bien entendu nombre d’années de recherche. En tous cas, cette mise en évidence ouvre la voie et permet une fois de plus de rappeler à quel point le sommeil est au premier plan de nos processus intellectuels.

Par Audrey Charial, nutritionniste et micro-nutritionniste


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